Archive de mai 2009
03 mai 2009
Etre devant la toile couverte de couleurs sourdes masquant en partie les désastres de la veille, y ajouter le rouge éclatant, chercher le contraste, celui qui traduirait nos luttes intérieures, nos bouleversements, nos renversements intimes, se laisser emporter jusqu’à en oublier la composition, puis se rendre à l’évidence: Tout est caduque, rien ne se tient.
Quitter l’atelier la mort dans l’âme, rien avant-hier, rien hier, rien aujourd’hui, rien depuis trop longtemps. Et si rien demain? Si rien toujours?
Relire alors ces mots de Jacques Higelin, envoyés par Henri:
“Quand tu abordes l’écriture (ou la peinture) il y a toujours un moment où il te semble que la source est tarie, que tu es vide. En fait, tu fais le vide. C’est une période très troublante de purgatoire, de purgation, de solitude et de silence. Et puis ça revient doucement. Tu es surpris.”
Les relire et oser penser qu’il dit vrai





